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L’isolation acoustique (1)

C’est un art assez récent. Son succès est extraordinaire et il augmente à mesure que les trépidations rendent la vie urbaine de mois en mois supportable. Les derniers progrès techniques ont encore accru l’arsenal des décorateurs. Pourtant trois confusions sont encore fréquentes et peuvent être une source de déconvenues. Avant de s’attaquer au problème, il faut donc se rappeler trois principes essentiels :

  1. Le pouvoir isolant d’une paroi ne se mesure pas à son épaisseur. Un mur de briques creuses a le même pouvoir isolant qu’un mur de béton deux fois plus épais; une simple paroi en fibre de bois poreuse isole autant qu’une cloison de béton vingt-cinq fois plus épaisse.
  2. Les procédés d’isolation acoustique et thermique se confondent souvent, mais il existe d’importantes exceptions.
  3. On n’oppose pas les mêmes barrières aux sons d’origine extérieure et aux bruits intérieurs il faut donc procéder à deux opérations successives.

Les bruits extérieurs

L’isolation acoustique est une opération qui doit s’étendre à tous les éléments d’une pièce car tous sont susceptibles de les transmettre. Elle exige pour chacun d’eux un soin minutieux. Le moindre détail compte. Il suffit d’une tuyauterie malencontreuse qui traverse un plancher flottant pour transmettre tous les sons que la dalle flottante a pour mission d’arrêter. Donc une étude rigoureuse doit précéder l’aménagement. Elle est différente selon la partie considérée car, si l’isolation forme un tout, on n’emploie pas les mêmes procédés pour le sol, les murs, les fenêtres

  • Les murs
  • L’isolation totale est relativement coûteuse. Avec beaucoup d’application, un amateur peut surmonter les difficultés de l’exécution. Le principe est simple. Pour empêcher le son de se propager, il convient de créer une « discontinuité » comme disent les ingénieurs, c'est-à-dire de juxtaposer des matériaux différents (schéma n°12). Ainsi le double mur des habitations modernes bien conçues est généralement constitué de deux parois de brique distantes de quelques centimètres (3 à 6). Le matelas d’air assure une protection excellente. Dans un appartement déjà construit, deux possibilités : on fait édifier une contrecloison en frises de bois clouées sur des chevrons. On crée ainsi un espace vide de 4 à 5 cm rempli d’air et on insère des panneaux de laine de verre entre les lambourdes. S’il existe plusieurs matériaux isolants entre lesquels, on peut choisir, le montage doit par contre être exécuté selon des règles absolument impératives. Les montants qui forment l’armature de la contrecloison ne doivent pas se toucher, sinon les sons se transmettent d’une face à l’autre, l’effet de discontinuité étant ruiné. Le moyen le plus efficace : disposer les chevrons en quinconce, veillé à ce que les travers du bas ne se touchent pas. Pour finir, deux précautions utiles : il est toujours bon de vérifier la qualité de la marque de la laine de roche ou de la laine de verre et il est prudent de s’assurer que les panneaux sont équipés d’écrans pare-vapeur car la condensation détériore rapidement les matériaux isolants qui perdent leurs qualités.

    Les détails qui comptent : l’état de la surface murale joue un rôle dans la transmission des sons qui peut être décisif. Dans un décor d’inspiration classique, les tentures peuvent constituer une bonne barrière aux sons. Elles isolent en effet un matelas d’air. Il est exceptionnel d’être importuné par le bruit dans les pièces écrins tout entières tendues de velours. Les boiseries sont également efficaces. Au moment de faire remonter un lambris ancien, il est d’ailleurs bon de prendre une simple précaution qui en fera un merveilleux isolant : faire effectuer un montage selon les règles exposées dans le paragraphe précédent. Même remarque pour un décor moderne où l’on aménage une boiserie en panneaux de placage. Et l’on dispose ici d’un avantage nouveau : le décor moderne s’accommode de plans contrastés. Rien de plus à la mode que l’effet décoratif d’une contrecloison en frises de bois montée le long de l’unique paroi où elle est nécessaire, comme c’est fréquemment le cas.

  • Les issues Même quand elles tiennent peu de place, elles constituent presque toujours le point névralgique. Les fenêtres, bien entendu, livrent passage aux bruits de la rue beaucoup plus que les murs. Le

    problème consiste ici encore à créer un vide d’air. Pour cela, il existe deux méthodes.

  • Le procédé traditionnel : les doubles fenêtres. Elles n’ont qu’un inconvénient, celui d’être assez encombrantes. De plus, elles sont malgré tout assez difficiles à escamoter. Elles ont l’avantage d’opposer un obstacle aux vibrations qu’un double vitrage n’arrête pas entièrement. Elles ménagent surtout un matelas d’air plus important et plus efficace. Si l’épaisseur de la couche d’aire est inférieure à 8 cm, l’isolation n’est que partielle. Au-delà de 12 cm ; l’amélioration est sensible.

  • Le double vitrage connaît un succès croissant. Il a le mérite de la simplicité. Deux, voire trois ou quatre feuilles de verre sont séparées par un matelas d’air hydrofugé. Les vitres sont jointes hermétiquement. Si l’on veut renforcer encore la barrière opposée aux bruits extérieurs on choisira un vitrage lourd : feuilles épaisses de 6 mm au lieu de 3, par exemple. Remarque : c’est la solution à retenir pour les portes vitrées. Dans les deux cas, si les vibrations continuent d’être transmises par le cadre de la fenêtre, le principe consiste alors à le désolidariser de la paroi au moyen de semelles de liège.

Les portes. Même principe : créer un vide d’air. Selon la place disponible, deux procédés traditionnels : les portes doubles d’une efficacité certaine si l’on prend soin de faire exécuter des joints parfaits ; le capitonnage qui améliore sensiblement l’isolation . Les trouvailles de la technique moderne sont précieuses.

  1. Une feuille de plomb glissée entre deux panneaux de contre-plaqué. La porte alourdie laisse difficilement passer les bruits.
  2. Les vantaux de verre : leur masse et leur rigidité opposent une barrière solide aux sons extérieurs. On choisira des joints plastiques qui absorbent davantage les sons. Attention au détail qui fait tout échouer : un passage de 2 mm sous le vantail, fréquent dans les veilles maisons, compromet l’efficacité de toute l’installation. Parfois il s’agit d’un passage ménagé à dessein dans un appartement chauffé par air pulsé. Il est impossible de le condamner : l’installation du chauffage doit donc tenir compte de l’isolation acoustique.
  3. Les plafonds

Un moyen efficace : le faux plafond. On peut interposer dans l’intervalle qui sépare les deux plafonds soit de la laine de verre dissimulée par des plaques de plâtre ou des frises de pin, soit des dalles permacoustic qui font office à la fois d’isolant et de faux plafond Il reste une solution, plus sûre encore, persuader le voisin du palier supérieur de vous laisser insonoriser son plancher. C’est le problème de l’insonorisation intérieure.

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